Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud

Edito du CA de Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud



Le métier, que nous avons l’honneur d’exercer, implique, pour chacun d’entre nous, un travail complexe. Difficile métier qu’est celui d’être un artisan de la terre. Pour autant, notre travail véhicule des valeurs, celle d’être profondément attacher à un patrimoine, de garantir pour tous un produit de qualité, développant ainsi par la même les vertus d’honnêteté, de transparence et de vérité. Cette campagne électorale, doit nous permettre en tout état de cause, de développer la force des arguments et des convictions autour d’un programme clair plutôt que de s’attaquer à sa propre corporation en la dénigrant ou en diffusant le bruit de la calomnie. Contrairement à nos adversaires de Via Campagnola qui sont des professionnels de la morale, nous Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud, avenir de cette profession, avons le courage de signer nos éditos comme nos articles, de manière à en identifier parfaitement les auteurs. 

Tellement facile de salir ! 

Aux donneurs de leçons qu’ils sont, rappelons à cet instant qu’un des leurs, ancien président du CDJA de Corse du Sud, structure qui leur a permis de gagner la chambre d’agriculture en 2007, a eu pour le moins une attitude navrante en portant devant les tribunaux une écriture litigieuse visant à mettre en difficulté la jeunesse agricole.

Pourtant, cette jeunesse, elle lui a tellement donné ! La motivation de cet acte tient sans doute ses raisons dans des fins purement électoralistes ou personnelles, visant à servir quelques amis et non le plus grand nombre d’agriculteurs laissés sur le bord du chemin. Ainsi, en accédant aux responsabilités en 2011, nous avons découvert qu’une structure agricole, l’AREO, avait bénéficié de largesses financières, de subventions du CDJA de Corse du Sud. Etait-ce à dire que CDJA de Corse du Sud, dont l’essence même est de permettre l’aide aux porteurs de projets, a vocation à financer une autre structure agricole, dont l’objet est très lointain des orientations premières des jeunes agriculteurs. Pourquoi cette structure a-t-elle bénéficié de l’argent dévolu à la jeunesse agricole ? Est-ce légal ? Les dirigeants de l’époque du CDJA et de l’AREO étaient-ils liés ? Quels étaient les intérêts de faire transférer ces fonds ? Autants de questions laissées sans réponse, mais ce qui est certain pour l'ensemble du conseil d'administration, c'est qu'il n'est, en aucun cas, enviseagable d'en venir à une éventuelle assignation en justice.

Par contre, rappelons nous bien que ces équipes sont aujourd’hui aux commandes de la chambre d’agriculture de la corse du sud, auraient-ils, alors, les mêmes pratiques, visant à transférer des fonds par-ci, par là pour rendre service à leurs amis. Ce que nous savons aujourd’hui, c’est que notre syndicat, se trouve amputé, d’une somme considérable et que l’on ne peut tolérer plus longtemps que des pseudos moralisateurs, nous donnent des leçons, alors qu’ils se sont rendu acteurs d’errements dommageables.

Plus que jamais, nous, jeunesse agricole de corse du sud, impliquée, volontaire, et disposée à défendre les intérêts de tous les acteurs de la profession, nous souhaitons que ces pratiques cessent, et sommes en capacité de porter le changement, qui ouvrira la voie à un nouveau modèle agricole corse. Changer pour qu’une structure soit au service de tous, changer pour rassembler, changer pour faire évoluer un modèle agricole et surtout changer pour retrouver nos vraies valeurs.

Plus d'informations dans l'article Fonctionnement des comptes du CDJA de 2004 à 2010: la dette de l'AREO